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Principaux objectifs atteints | Revue de presse | Questionnaire sur échantillon représentatifHebdomadaires, lundi 24 octobre 2011
Allocution de M. Mark Muller, président du Conseil d'Etat à l’occasion de la Cérémonie de pose de la première pierre de la
Maison de la Paix
Quelques jours après la pose de la première pierre de l’extension de l’OMC, quelques jours avant le premier coup de pioche du «chantier du siècle» du CEVA, et, face à la forêt de grues que l’on voit depuis cette cafétéria du tout nouveau collège Sismondi, c’est un grand plaisir pour moi de participer à l’importante manifestation qui nous réunit aujourd’hui. Cette première pierre de la Maison de la Paix est ainsi un symbole: celui d’une Genève qui construit.
La mission d’un homme ou d’une femme politique comporte un certain nombre d’obligations, administratives ou protocolaires. Quel que soit le niveau de responsabilités que l’on assume, il y a des décisions à prendre, des gestes à accomplir, des difficultés à traverser. Mais on rencontre aussi – fort heureusement – de grandes satisfactions. C’est à l’évidence le cas aujourd’hui, non seulement pour le Conseil d’Etat et les autorités genevoises, mais aussi pour toute la population de notre République et canton, ainsi que nos compatriotes de toute la Suisse.
Poser la première pierre de la Maison de la Paix, c’est affirmer notre volonté et notre espoir. La volonté de notre pays et de notre Cité de contribuer à l’éducation, à l’échange, au dialogue entre les Nations; l’espoir de tous les êtres humains de bénéficier des bienfaits de la paix universelle. «Nous sommes frères par nature, mais étrangers par éducation», disait Confucius. Genève, qui porte avec fierté le titre de Ville de Paix, tente au contraire de faire de l’éducation un outil de fraternité et d’harmonie.
La Maison de la Paix, et autour d’elle le Campus de la Paix, seront à cet égard un symbole éclatant. Au cœur du quartier des organisations internationales, l’Institut de Hautes études internationales et du développement disposera de 4500 mètres carrés de lieux d’étude, d’enseignement et de rencontre. Une Maison des étudiants offrira 135 logements, et à terme une autre construction, le Portail des Nations, mettra un millier de mètres carrés supplémentaires au service de la coopération internationale. Couplés à la rénovation de la Villa Barton et de la Villa Moynier et à la réaffectation des locaux de la rue Rothschild, ces nouvelles constructions permettront tout simplement de doubler la surface dévolue aux activités de l’IHEID.
Mesdames et Messieurs, les Suisses et les Genevois aiment leurs organisations internationales. Il n’y a pas que les diplomates et les autorités qui soient fiers d’accueillir un aussi grand nombre d’institutions travaillant à la paix, au développement, à l’éducation, à la santé et finalement au bonheur de l’humanité. Ces derniers temps, l’OMC et l’OMPI, entre autres, ont considérablement accru leurs infrastructures. Dans le premier cas, un vote populaire a clairement montré qu’une large majorité de nos concitoyens et concitoyennes appréciaient, soutenaient et encourageaient les efforts des organisations internationales pour bâtir un monde meilleur.
La future Maison de la Paix et le Campus du même nom illustrent aussi l’intérêt que portent les Genevois à l’excellence de leur enseignement académique. La patrie de Jean-Jacques Rousseau et de Jean Piaget se doit de tenir son rang enviable parmi les sites universitaires européens et mondiaux. Tant notre Université que les Instituts et centres académiques genevois se classent parmi les meilleurs dans les enquêtes internationales, et la proportion d’étudiants étrangers y est l’une des plus fortes. Nous sommes très attachés à maintenir cette spécificité helvétique: l’abord des problématiques internationales sous un angle qui ne soit ni anglo-saxon, ni latin, ni germanique, mais réellement international.
La Maison de la Paix concrétisera aussi deux valeurs essentielles aux yeux des autorités et de la population: la qualité architecturale et la conformité au développement durable, d’une part; la collaboration entre pouvoirs publics et donateurs privés d’autre part. C’est le lieu de féliciter les architectes du bureau IPAS à Neuchâtel, qui ont remporté le concours international, et de remercier ceux qui ont contribué, aux côtés de la Confédération suisse et de l’Etat de Genève, à ce magnifique projet. Ladies first, merci à Mme Kathryn W. Davis, ancienne élève de l’Institut et à la Fondation Wilsdorf. Merci également à M. Edgard de Picciotto et à la Loterie romande, qui financent à parts égales la résidence pour étudiants.
Que ce soit par les votes populaires, dans les urnes ou au Parlement, ou par la générosité des donateurs, la Suisse et Genève montrent ainsi qu’elles sont attachées à leurs organisations internationales ainsi qu’au niveau élevé de l’enseignement académique dispensé chez nous à des étudiants du monde entier. Nous croyons fermement, avec Leibniz, que «maîtriser l’éducation c’est changer la face du monde». Puissent cette Maison et le Campus de la Paix aider les hommes et les femmes de bonne volonté à y parvenir!
Le texte dit fait foi.

