Je me suis lancé en politique avant tout pour développer la construction de logements et pour lutter contre les blocages qui freinent systématiquement les grands projets lancés à Genève.
Ma priorité, au début de la législature, a été de mettre en place un cadre juridique et économique permettant d'augmenter la production de logements. Concrètement, j’ai construit les fondations des futurs logements des Genevois. Je n'ai toutefois pas pu donner ma pleine mesure. En effet, la responsabilité de l'aménagement du territoire, levier premier de la construction, a été transférée à mon collègue Robert Cramer en début de législature.
Pour mettre en place cette nouvelle politique du logement, j'ai opté pour une stratégie consensuelle, toute politique de confrontation étant vouée à l'échec en raison de l'équilibre des forces en présence.
Le 1er décembre 2006 était signé entre tous les milieux concernés par le logement, à l'exception de l'Asloca, un accord définissant une nouvelle politique du logement. Cette nouvelle politique assouplit drastiquement les contraintes pour les constructeurs privés en zone de développement. Elle supprime, par exemple, la tristement célèbre règle des 2/3 - 1/3. Par ailleurs, elle prévoit la constitution d'un parc de logements d'utilité publique représentant 15 % de l’ensemble du parc locatif.
Cet accord historique a été transcrit dans la loi votée en mai 2007 à l’unanimité du Grand Conseil. La nouvelle politique du logement porte aujourd’hui ses fruits puisque le nombre de projets de logements a fortement augmenté. C'est le signe que la confiance des investisseurs a été restaurée par une stabilité politique retrouvée. Entre juillet 2008 et juin 2009, 2050 logements ont reçu une autorisation de construire. C'est le meilleur résultat obtenu depuis 1997. Cela représente 40 % de plus qu'en 2007 et 100 % de plus qu'en 2006.
J’ai réussi également à faire modifier la hauteur maximum des immeubles. Dorénavant, en zone urbaine, on pourra construire un ou deux étages de plus. Et là aussi, j’ai atteint mon but en favorisant autour de cet objet un très large consensus.
Parmi les autres résultats de la législature, mentionnons:
- le départ négocié en douceur des anciens occupants d'Artamis. La dépollution du site a commencé et 250 logements vont être construits dans ce périmètre que j'aimerais voir baptisé «Le Moulin à danses»;
- la transformation de l'ancien hôtel Carlton en 150 nouveaux logements pour étudiants;
- le réajustement, pour la première fois depuis 25 ans, des prix admis dans les plans financiers pour le terrain en zone de développement;
- l'échec des initiatives 133 (retirée) et 140 (annulée par le Tribunal fédéral) de l'Asloca.
Je veux poursuivre l’effort et monter étage par étage les nouveaux logements dont Genève a besoin. Mon objectif est de parvenir à construire 2500 logements par année dès 2012. Concrètement c’est possible grâce à l’aboutissement de grands projets d'aménagement (qui auront mis du temps à éclore) comme La Chappelle-Les Sciez à Lancy et Plan-les-Ouates, les Vergers à Meyrin et les communaux d'Ambilly. Les premiers immeubles de Praille-Acacias-Vernets (PAV) verront aussi le jour pendant la prochaine législature (si, bien sûr, les bloqueurs patentés réfrènent leurs ardeurs). Enfin, de nombreux autres projets, dont les autorisations de construire ont été délivrées, vont également prochainement sortir de terre.


